avant le moyen âge

Des haches de pierre polie de l’époque néolithique ont été trouvées en divers endroits de la commune.

 

Des vestiges gallo-romains et notamment des tuiles à rebord ont été recueillis près de la route nationale, dans le « pré du genêt ».

 

En décembre 1908, on remit à Monsieur le Curé, deux armes en silex trouvées sur la commune de FRONTENAY. L’une était une belle flèche taillée, en silex rouge, provenant d’un jardin de l’Ile ; l’autre est un « coup de poing » en silex noir poli, trouvé dans un champ.

Lors des travaux de destruction des halles de la commune en 1922, au-dessous du pavé des halles, à environ 50 centimètres de profondeur, les ouvriers mirent à jour des pierres brutes, à plat et peu épaisses, recouvrant quatre cavités contiguës, qui renfermaient cinq sépultures anciennes et chrétiennes datant vraisemblablement de l’époque Carolingienne, avec des ossements humains antérieurs. Ces cavités, de la forme de cercueils, étaient longues d’environ 1 m 90, larges de 40 à 50 cm, à la tête et de 30 cm aux pieds. A un mètre en avant de ce groupe, il y avait une autre sépulture de même forme et de mêmes dimensions. Les côtés étaient formés de pierres brutes et plates posées debout et supportant celles qui servaient de couvercles. Les squelettes, assez bien conservés, reposaient sur la terre nue, les pieds dirigés vers le levant et la tête au couchant. Le sous-sol avait été profondément bouleversé et ne semblait être formé que d’un apport de déblai, dans lequel on ne trouva rien qui ait été travaillé par les hommes, tandis que la couche supérieure renfermait de gros fragments de sarcophages en pierre blanche.

Une première précision put être donnée en toute certitude du fait de l’orientation des caveaux : on se trouvait en présence de sépultures chrétiennes. En effet selon l’Office des Morts : on devait ensevelir le mort de telle sorte que sa tête soit tournée à l’Occident et ses pieds à l’Orient. En cette position, pour ainsi dire, il priait, et ceci insinuait qu’il était disposé à se diriger en toute hâte d’Occident en Orient, du monde ou de la terre au siècle futur ». Si l’orientation des sépultures, découvertes sur l’emplacement des halles, et les vases qu’elles contenaient, démontraient leur caractère chrétien, l’analyse d’un texte se rapportant aux halles prouva que ces sépultures ne pouvaient pas être postérieures à l’année 1222.

 

Dans chacune de ces sépultures, il y avait deux petits vases de formes différentes, indication certaine de sépultures chrétiennes. On trouva jadis un grand nombre de ces vases à FRONTENAY et on en découvrit encore de temps en temps dans le cimetière actuel. Ils étaient de formes très variées. Les trois vases, provenant des Halles, différaient complètement les uns des autres :

- Le premier à col étroit, en terre de poterie ordinaire, sans aucune trace de vernis : type de vase à eau bénite.

- Le second, de même hauteur, même terre sans verni avec un fond de même dimension, avait une panse beaucoup plus large et une ouverture de même largeur que le fond, c’était le type des vases à encens. Deux trous, faits après coup vers le bas de la panse, favorisaient la combustion du charbon et de l’encens. Au fond de ce vase, il y avait encore des cendres mélangées à des débris de charbon lorsqu’on le retira de terre.

- Le troisième et dernier devait être un pot à usage de cuisine, destiné à aller au feu, il était entièrement enduit de verni du côté opposé à l’anse. Le rebord du sommet n’était pas vert ; sa caractéristique était d’avoir un gros bec verseur interrompu par le verseur, celui-ci communiquait à la panse par un trou pratiqué au dessous de ce rebord. Deux trous, faits après coup vers le bas, faisaient courant d’air et favorisaient la combustion du charbon et de l’encens. Au fond de ce vase, il y avait encore des cendres mélangées à des débris de charbon lorsqu’on le retira du tombeau. Mais son anse se brisa malgré les précautions prises par les ouvriers au moment de son extraction.

 

Des curieux, accourus à l’annonce de cette découverte, brisèrent plusieurs de ces vases ; trois seulement furent préservés. Ils ont été offerts par Monsieur le Docteur MESNARD, alors Maire de FRONTENAY, à la Société Historique des Deux Sèvres.

 

En septembre 1942, Monsieur BERNEAU trouva, de la tourbière de Lagorre, un couteau en silex éclaté, vieux de plusieurs milliers d’années. L’aspect de cet objet était chimiquement modifié par son séjour prolongé dans la tourbe imprégnée d’eau.

 

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