FRONTENAY dans l'Ancien Régime

En 1629, Benjamin DE ROHAN est Seigneur de Soubise et Duc de FRONTENAY.

La Baronnie de FRONTENAY demeura, jusqu’à la révolution aux mains des ROHAN.

 

Templiers et Hospitaliers

Parmi les cinquante six établissements (Commanderies et Maisons) identifiés dans les diocèses de SAINTES et d’ANGOULEME, réputés d’origine templière ou hospitalière (« réputés » ne signifie pas « avéré »), on trouvait au Pont de Cesse, entre FRONTENAY et le Pont, une Maison présumée Hospitalière.

 

Quand FRONTENAY avait un temple

Jean de ROHAN, Seigneur de FRONTENAY, adhéra tôt à la Réforme. Son mariage, en 1561, avec Diane de BARBANCON fut célébré par le bon pasteur Théodore de BEZE, principal chef de l’église protestante après la mort de CALVIN. Les ROHAN ayant interdit le culte catholique à FRONTENAY, la reine, sous la menace d’une occupation de leur château, leur intima l’ordre de le rétablir.

Mal rebâties, les fortifications de FRONTENAY n’empêchèrent par les protestants d’entrer sans combat dans le bourg en 1568. Les huguenots incendièrent l’église  paroissiale et dévastèrent, à la Bassée, la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié. L’année suivante, au temps de Jean DE ROHAN, les soldats de La Noue attaquèrent ceux de LANDREAU, DANTE et RICHELIEU. Ils pénétrèrent et reprirent le bourg et massacrèrent une partie des soldats de la garnison du Comte du Lude.

FRONTENAY, dès 1566, possédait un temple. Plusieurs pasteurs s’y succédèrent. André GOYAULT, le dernier d’entre eux se réfugia à LONDRES en 1681. La Révocation de l’Edit de NANTES, en 1685, entraîna des violences dans la paroisse où, depuis quatre ans, l’exercice du culte protestant était interdit. En 1682, trente-quatre Frontenaysiens appartenaient à la religion dite réformée. La plupart d’entre eux, un peu plus tard, abjurèrent sous la menace.

 

Les malades de FRONTENAY accueillis à l'Hôpital Saint-Louis de SAINT JEAN D’ANGELY

Le 2 septembre 1695, eut un arrêt du Conseil privé et lettres patentes du Roi Louis XIV autorisant l’établissement, à SAINT JEAN D’ANGELY, d’un hôpital, auquel furent attribués les biens des aumôneries de LUSSAUT, SAINT LAZARE, SAINT HILAIRE DE LOULAY, MATHA, LA TOUR BLANCHE et FRONTENAY L’ABATTU, sous l’obligation d’y recevoir les malades des dites paroisses en proportion du revenu apporté par les dites aumôneries. Le Parlement de BORDEAUX prescrivit, le 15 décembre 1596, l’enregistrement de ces dites lettres.

 

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