L'école primaire à FRONTENAY

L’instruction primaire

En 1743, un Sieur PEVREAU exerçait les fonctions de « maître d’école, régent, précepteur de la jeunesse ». Il enseigna, moyennant une somme très minime, jusqu’en 1786, époque à laquelle il décéda avec le titre de « Maître de Pension ». En 1779, Jacques Laurent MOUNIER s’établit également comme « Maître d’école » et exerça jusqu’à l’an II de la République.

A FRONTENAY – ROHAN – ROHAN, les sieurs, instituteurs, JUNIN (1813-1845) et ROBIN (1828-1864), étaient redoutés pour leurs corrections brutales ; il y eut, sous leur règne, bien des oreilles décollées, des bras et des jambes meurtris. Ils se servaient de gaules d’une longueur démesurée, qu’ils faisaient venir de DAMVIX (Vendée). Il y eut plus d’une fois des luttes violentes entre les maîtres et les grands élèves.

Pendant longtemps, un crédit de 150 francs fut inscrit au budget pour aider les instituteurs infirmes et dans le besoin. Le 9 novembre 1844, le sieur PREVOST, instituteur communal et maître de pension à FRONTENAY, réclama sa part de ce crédit par une lettre. Le Conseil Municipal rejeta cette réclamation. Considérant, dit la délibération, que si le sieur ROBIN, par son infirmité et sa bonne volonté, se recommanda à la gratitude communale, le sieur JUNIN, autre instituteur privé, dont les infirmités, l’indigence et l’âge avancé militèrent en sa faveur, eut droit de concourir à la même bienveillance…

Quant à la réclamation de Monsieur PREVOST tendant à obtenir les mêmes subsides, le Conseil, sans s’occuper de la diction peu mesurée de cette demande, appréciant avec justice et indépendance la position de chacun des instituteurs, rejeta les prétentions de Monsieur PREVOST et admit l’insertion de sa lettre au présent procès-verbal.

Le 17 mars 1843, le Conseil Municipal, réuni par le Préfet pour donner un avis sur l’établissement dans la commune des Dames de la Croix, dites Sœurs de Saint-André, émit à l’unanimité un avis favorable.

Le 19 décembre 1843, le Conseil Municipal de FRONTENAY se réunit pour donner son avis sur l’acceptation par les membres du bureau de bienfaisance, au profit des pauvres de cette commune, de la donation faite par madame veuve de LABOUTERIE, à la Congrégation des filles de la Croix, dites de Saint-André. Cette donation consista en une maison située en cette commune et en une rente de mille francs à la charge d’établir dans ce lieu trois sœurs destinées à soigner les malades pauvres, à instruire les jeunes filles et à la charge aussi d’employer annuellement cent francs en distributions de remèdes et de secours aux indigents. Le Conseil Municipal fut d’avis d’accepter cette donation.

 

Fêtes Nationales

Procès Verbal de la fête du 10 août 1796 : « Les citoyens de la commune de FRONTENAY, réunis à cet effet sur la place publique, le président rappelle au peuple l’histoire abrégée du 10 août ; il suspend ensuite au pied de l’arbre de la liberté l’inscription portée à l’arrêté du directoire exécutif. L’instituteur de la jeunesse, qui habite en cette commune, arrive avec ses élèves sur la place publique, s’engage à haute voix à ne leur inspirer que des sentiments républicains, du respect pour les vertus, le talent, le courage et de la reconnaissance pour les fondateurs de la République. La fête se termine par des danses multipliées ».

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