L'Horloge de l'Eglise SAINT PIERRE

L’horloge de FRONTENAY fut une des premières placées en France. C’est en 1466 que fut sculpté son bel encadrement de pierre et que fut aménagée la chambre où était installé son mécanisme. Celui-ci fut entièrement remplacé au commencement du XIX ème siècle, comme le prouvent ces lignes extraites du Registre municipal :

« 21 frimaire An XIV, l’horloge est dérangée, usée. Le nommé SOULICE, artiste de NIORT consulté, a répondu après la visite qu’il en a faite, qu’il n’y avait d’autre parti à prendre que d’en faire un neuf. Le maire est autorisé à changer l’horloge, à traiter de gré à gré au meilleur marché possible avec un fabriquant ».

Voici maintenant une délibération paroissiale qui désigne celui qui est chargé de remonter et de régler l’horloge :

« Aujourd’hui, douzième jour de janvier 1567, se sont assemblés au son de la cloche, en la manière accoutumée : Maître Jean CHAUVET, juge ordinaire de ce lieu de FRONTENAY, Monsieur Pierre ROY, Procureur, Louis BRELYN, fabriquant, Sire Guillaume ROY receveur, Jacques ROY, Jean MAYNIER, Jean TARDY, Messires Jean CHAUVET, Jean GRISLARD, curé de FRONTENAY, Jean MALLET, Valentin DANYAU, André DELAVAULT, Nicolas ROY, Pierre BOUTET, Jacques DU VILLIERS, Thomas DELAVAULT, Berthomme DAVID, Pierre BOUCHER, Jacques DELHOUMORT, François BOUTHYN, Pierre AUGIER, tous habitants de ce lieu de FRONTENAY et faisant la plus grande et la plus saine partie des dits habitants, assemblés au son de la cloche, en la manière accoutumée, pour délibérer des affaires de la dite paroisse et mettre en gouvernement de l’horloge »

« Ont été d’avis et ont délibéré que Jean GAIGNARD, l’un des habitants gouverne, entretienne la dite horloge. Comme il a fait ci-devant et que pour son salaire lui soient laissé, pour en jouir, les vergers chambaux de la fabrique de céans et deux pièces, l’une au Mareschet et l’autre au chemin de la Vergnée, jusqu’à ce qu’il en soit délibéré autrement pas les dits habitants.

« A condition qu’il sera tenu de faire des réparations chaque année « jusque à la somme de vingt sols pour la dite horloge », si c’est nécessaire, mais si ces réparations ne sont pas à faire, elles ne pourront pas lui être comptées sur les années suivantes.

« Le dit GAIGNARD accepte.Fait et délibéré en présence de Jacques BOCEAU et de Jean SILVAIN, demeurant à FRONTENAY. Suivent de nombreuses signatures agrémentées de beaux paraphes.

Pour régler l’horloge, Jean GAIGNARD se servait du petit cadran solaire, qui existe encore aujourd’hui, et qui se trouve placé au dessus de la porte d’entrée de l’église.

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