La Gare de FRONTENAY

La Gare de FRONTENAY-ROHAN-ROHAN fut rasée dans les années 1990. En face, se trouvait le restaurant de Gare (en dernier lieu dénommé « Chez Gaby »)  mais également, auparavant, une entreprise de pressage de fourrage avant la commercialisation de machines pour un usage individuel.

 

Horaire des trains en Novembre 1913 : Les trains venant de LA ROCHELLE s’arrêtaient à FRONTENAY, le matin, à 6 h 45, 9 h36, 12 h 16 et le soir à 18 h 57 et 20 h 06. Les trains venant de NIORT s’arrêtaient à FRONTENAY, le matin à 7 h 35, 11 h 19 et le soir à 16 h 58 et 21 heures. Les jours de foire à NIORT, un train supplémentaire et régulier partait de NIORT à 16 h 54 du soir, et s’arrêtait à FRONTENAY à 17 h 12.

Il y avait également, enjambant la route de NIORT à LA ROCHELLE, un pont en fer dont le pont actuel intégra la ferraille dans sa propre construction.

Un horrible accident se déroula en gare de FRONTENAY le mardi 14 octobre 1913 concernant le chauffeur du train qui venait de NIORT et s’arrêtait à FRONTENAY à 7 h 35. Après avoir passé la maisonnette de la Clielle, le mécanicien commençait à ralentir pour l’arrêt en gare, lorsqu’une soupape d’un tuyau d’échappement refusa de fonctionner. Le chauffeur Léon MEUNIER qui ne faisait que pour la seconde fois le trajet de NIORT à LA ROCHELLE, s’élança aussitôt sur sa haute machine américaine du type « compound », sans se rappeler qu’il y avait un pont de fer au-dessus de la voie. Il était baissé et occupé à examiner la cause du mauvais fonctionnement de la soupape, lorsque la locomotive s’engagea sous le pont et il se releva malheureusement trop tôt. Bien plus élevé que le tuyau de sa machine, qui passe à 50 centimètres seulement des plus basses traverses du pont, Léon MEUNIER eut la tête littéralement cassée par la quatrième de ces traverses et fut tué sur le coup. Son corps inanimé retomba dans les bras du mécanicien qui dut maîtriser sa très vive émotion pour renverser la vapeur et arrêter le train en maintenant ce cadavre. Du pont de la gare, une lugubre traînée de sang témoignait de l’épouvantable blessure qui avait privé de la vie l’infortunée victime. M. MEUNIER était âgé de 29 ans. Sa veuve encore jeune, née Yvonne POITIERS, resta avec deux enfants en bas âge. Les obsèques eurent lieu à AUMAGNE (Charente Inférieure).

 

Au moment de la Libération, un train en gare de FRONTENAY fut  remarqué par les troupes anglaises. Les Anglais, se méfiant des trains allemands qui acheminaient des munitions, décidèrent de mitrailler le convoi. Ils n’entendirent, après leurs mitraillages, que des bruits bizarres de vaisselle cassée car le train était en fait chargé de vaisselle cassée destinée aux établissements de Messieurs NEAU et BOURRICAUD dont les entrepôts étaient situés au Pont-Vergnaux.

A proximité de la gare, se trouvait un atelier de pressage de foin pour les expédier ensuite par voie ferroviaire notamment aux services des armées pour leurs chevaux. Il y avait aussi dans la même rue, dans les années 1950, la scierie TURCAT.

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Vue pictorale des voies de la gare de FRONTENAY

gare-2.jpgVue de la route de la Gare avec à gauche le restaurant et à droite le bâtiment des chemins de fer

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