Une maison hantée en 1943

C’est toute l’histoire réunie là, de la Maison Hantée de FRONTENAY ROHAN-ROHAN qui, des semaines durant, passionna l’opinion non seulement de la région du Poitou, mais encore de la France entière. Rocambolesque histoire qui fit pour un temps de la capitale des Deux-Sèvres, le rendez vous des journalistes les plus célèbres de l’époque.

 Une habitation située à la sortie ouest du bourg, au bord de la route nationale et dans laquelle vivaient un journalier, son épouse âgée de 77 ans et leur petite-fille d’une quinzaine d’années étaient devenue le théâtre d’inexplicables phénomènes.

Des objets changeaient continuellement de place. D’autres projetés plus ou moins loin, se brisaient en tombant. Renversé, un lourd buffet fut endommagé. Le képi d’un gendarme enquêteur fut déplacé. On constata même, une nuit, la disparition du stick et des gants du Capitaine de gendarmerie ! On les retrouva, le lendemain, au beau milieu du lit dans lequel avaient couché l’adolescente et sa grand-mère.

Les gendarmes de la brigade locale, au terme d’une enquête au cours de laquelle ils ne ménagèrent pourtant pas leurs efforts, ne parvinrent pas à déceler les causes de cette singulière valse d’objets divers. Un renfort leur fut apporté par le Capitaine Emile TIZANE, commandant la brigade de MELLE, attaché plus tard à la Direction de la Gendarmerie Nationale et spécialiste incontesté des affaires de phénomènes paranormaux.

Conduite à l’hôpital de NIORT «  non en qualité de malade mais pour y travailler », la jeune fille, que plusieurs de ses anciens voisins avaient vu être renversée de sa chaise «  comme par une force mystérieuse », adroitement interrogée par un médecin psychiatre, avoua être l ‘auteur des faits qui, des jours durant, avaient laissé perplexes voisins et enquêteurs.

Mais, à en croire le Capitaine TIZANE qui a consacré à l’affaire de FRONTENAY-ROHAN-ROHAN, soixante-dix pages de son ouvrage « Le mystère des Maisons hantées », paru en 1977, la seule adresse de manipulatrice de l’astucieuse jeune fille n’expliquerait pas entièrement les phénomènes qui, en 1943, mirent sans dessus-dessous cette tranquille commune.

 Le Capitaine TIZANE pénétra dans la maison hantée pour la première fois, le 26 novembre 1943, à 15 h 30, alors que les premiers « phénomènes » s’y étaient produits dans la nuit du 21 au 22.

 A compter de cet instant, déclara t’il, mon intention a été de rester seul dans la maison jusqu’au lendemain pour étudier les faits qui se produiraient durant la soirée et toute la nuit.

 Les constations faites par l’officier furent multiples, depuis le courant d’air glacé et le sifflement à ses oreilles, jusqu’à la disparition de son képi, de ses gants et de sa cravache, rappelons-le, en passant par la chute de l’abat jour, de la lampe.

 « Ces faits sont fiables et véridiques, constatés par des gendarmes assermentés. Le 24 novembre 1943, deux gendarmes de la Brigade de FRONTENAY ROHAN-ROHAN, se présentaient au domicile d’un villageois (Monsieur AUCHER), à sa demande, car son épouse, sa petite-fille et lui-même avaient été témoins de faits étranges et inexplicables. La maison est composée d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Le rez-de-chaussée est une grande pièce servant à la fois de pièce à vivre et de chambre à coucher. Le premier étage est une unique chambre avec son mobilier et le deuxième un grenier ; pas de salle de bain ni de WC, nous sommes en province, en 1943, le « confort moderne » n’étant pas disponible pour tout un chacun… Il n’y a qu’une seule issue pour pénétrer dans la maison : la porte d’entrée. Dès leur arrivée, les gendarmes constatent que la pièce du rez-de-chaussée est « de fond en comble bouleversée ». Des boîtes à épices, du linge et divers objets sont pêle-mêle sur le parquet ainsi que des assiettes et des plats cassés. Le marbre d’une table de nuit est cassé en quatre morceaux. Deux bandes de bois de quarante centimètres de long, cinq centimètres de large et trois millimètres d’épaisseurs, sont arrachés du bas du buffet. ».

 Le locataire de la maison, un homme âgé et respectable, déclare que deux jours auparavant, le 22 novembre, vers 22 heures, sa femme et sa petite fille (âgée de 15 ans) sont venues le chercher sur son lieu de travail (il était chargé cette nuit-là de garder une presse à fourrage) car tous les objets et les meubles changeaient de place tous seuls…

 En effet, la Grand-mère était assise devant une petite table de nuit.  La sage enfant jouait sur le parquet avec sa poupée, c’est là que cela arriva. Une chaise vola à travers l’air et vint doucement se placer aux pieds de la grand-mère, remua un peu, resta ensuite couchée. La vieille sursauta, regarda la chaise qui ne remuait plus. Alors elle appela la petite fille qui laissa tomber sa poupée et de peur allait presque se réfugier sous la robe de la grand-mère. L’horloge sonna justement six heures et demie ; il ne pouvait donc pas être question de l’heure des revenants même si l’on tient compte de tous les changements des temps d’aujourd’hui. La grand-mère fit de la lumière et alla observer la chaise. Elle avait son aspect habituel. Elle venait seulement de voler à travers l’air, alors qu’elle se trouvait auparavant dans un coin opposé de la pièce.

 Au mois de mai, quelques phénomènes s’étaient produits mais « rien de bien méchant »… Ses bruits lui rappelèrent les événements de mai, elle sentit donc que quelque chose allait se passer… Soudain, le traversin se replia sur sa figure et les draps se retirèrent. L’édredon se gonfla comme un ballon tandis que la tringle à rideaux céda car quelqu’un ou quelque chose tirait sur le rideau. Les objets ont commencé à tomber de leur emplacement. »

 A son arrivée, Monsieur AUCHER constata que la pièce, habituellement bien rangée, était un véritable capharnaüm. Il commença à rouspéter quand il vit le fourneau à charbon se déplacer vers le centre de la cuisine où il fut renversé. Il entendit des «grattements » en provenance du buffet et trente minutes plus tard, l’une des portes de ce buffet se fendit en deux. Les assiettes et les plats sautèrent de la cuisinière, mais, évidemment, n’arrivèrent pas entiers sur le sol. D’un coup tout devint calme. Le couple s’installait auprès du feu tandis que la jeune fille se couchait dans le lit de la pièce. D’un coup les couvertures s’enroulèrent autour de son corps, et elle fut projetée à terre, « comme si on l’emportait ». Malgré ce tumulte, les grands-parents et la jeune fille se reposèrent et la nuit se passa sans encombre. Vers huit heures, le lendemain matin, des boites se trouvant sur la table se déplacèrent et le marbre de la table de nuit tomba et se brisa sur le sol. Un manteau se « promena » dans la pièce avant de retomber. De l’extérieur, le bruit était très fort, et des voisins entrèrent pour constater à leur tour, ces faits inexplicables. Certains rentrèrent chez eux en hurlant de terreur. Un gendarme, qui passait devant la maison pour se rendre à la caserne annexe, entendit le bruit provenant de la maison et voyant l’agitation causée par le voisinage, entra et constata…. qu’il ne se passait rien d’anormal. Le désordre régnait mais il n’y avait rien de surnaturel. Au moment où il allait partir, une boîte métallique fut projetée de la table vers ses pieds. Il constata que personne n’avait bougé. Sa petite-fille dormant dans le lit à côté, elle entendit quelques grattements, pensant que ce bruit émanait du lit de la jeune fille.

 

 On fit venir Monsieur le Curé. Chez lui, on vide tout son cœur. Lorsque la grand-mère lui raconta les faits qui s’étaient produits, le sage Monsieur le Curé hocha la tête. De tels évènements doivent arriver, dit-il, et il résolut d’aller voir lui-même la place où jouait le revenant. On était donc assis, il n’arriva rien du tout. Tout ce qui meublait la chambre restait immobile autour du curé, mais justement lorsque ce brave Monsieur le Curé voulut prendre congé, une chaise vola avec force contre sa jambe. La table frappa aussi la mesure en se moquant de la douleur cuisante provoquée par la chaise sur la jambe du prêtre.

 On frappa au buffet et un tableau tomba du mur. On remarquera en passant que depuis un certain temps, l’horloge ne marchait plus. Le prêtre murmura un verset et, en boitant, s’éloigna. Il était d’avis qu’on devrait avertir la gendarmerie.

 Les gendarmes arrivèrent, mais ne firent pas d’enquête, puisque n’ayant reçu aucune plainte. Ils se rendirent donc individuellement sur place et le gendarme BILLON est formel ; Il a vu, de mes yeux vu, une boîte métallique à café, qui se trouvait sur la table, sauter près de ses propres pieds, sans aucune intervention de qui que ce soit.

 Voici, à présent, l’état des faits chronologiques observés par le Capitaine TIZANE, installé chez les AUCHER :

 « A 22 heures : Nous sommes tous trois assis devant le feu, je m’écarte un instant pour aller déposer sur le buffet dans un coin obscur de la pièce, un crayon sur une feuille de papier, mon regard quelques dixièmes de secondes abandonna l’enfant, mais revint sur lui, à temps pour l’apercevoir prenant à pleines mains une bouteille par le goulot et esquissant le geste de la projeter sur la tête de la grand-mère assise tout près d’elle ; dès que mon regard rencontra celui de l’enfant, la bouteille fut posée sur la table et la jeune fille m’avoua :

« Quelque chose me disait de prendre la bouteille et de la casser sur la tête de grand-mère. Lorsque vous m’avez regardée, cette même chose me commanda : « Pose la bouteille ».

« A 23 heures : je fis coucher les deux femmes. Je n’avais pas quitté du regard la jeune fille que je surveillais étroitement car elle seule m’intéressait »

« A 23 h 15 : J’entends des grattements très forts et sans arrêt dans le bois du lit, côté tête des femmes »

« A 23 h 20 : Arrêt.

« J’ordonne à la grand-mère de prendre les mains de l’enfant et plus rien ne se reproduit »

« A 2 h 35 : L’enfant tombe du lit en disant : « Il n’y a donc plus moyen de rester au lit maintenant »

« Je lui réponds : Si tu ne t’étais pas mise si près du bord, tu ne serais pas tombée »

« A 7 h 20 : Je fais lever l’enfant (sa grand-mère était levée depuis 6 h 45) »

« A 7 h 30 (alors que l’enfant se lève) : Je note la disparition de ma cravache et de mes gants que j’avais déposés la veille sur la deuxième marche de l’escalier »

« (J’ai quitté la maison sans les avoir retrouvés. Les gendarmes de la brigade fouillant la demeure le lendemain les ont découverts sous le traversin. Je ne me prononce pas, je constate le fait seulement)

« Je pouvais donc dès le début de la nuit enregistrer un acte suggéré, puis probablement deux mystifications. Il m’eut dès lors été possible mieux que tout autre par la suite, en me basant sur ces seuls éléments, d’obtenir et d’enregistrer des aveux de mystification.

«  Mais eut-il été logique qu’un enquêteur impartial même opérant à titre privé, établisse un constat de mystification conscient alors qu’il avait été le témoin de phénomènes incontestables que je défie quiconque de réaliser dans des conditions identiques. Il me suffisait d’en rendre compte à mon commandant de compagnie et au Parquet, ce que je fis en temps utile.

« Je savais en quittant la maison que la hantise avait pris fin par une évolution normale ; la solution d’aveu de la jeune enfant n’apporte donc rien de nouveau à l’affaire, car s’il y a eu quelques mystifications bien problématiques durant les journées précédentes, il y a eu surtout des phénomènes anormaux et ceux qui ont été témoins peuvent en toute confiance conserver la certitude de ce qu’ils ont vu. »

« C’est une faveur que bien peu d’humains auront sur cette terre. De cette faveur à l’acte de foi, il n’y a qu’un pas à faire ».

 On parle, en effet, à mots couverts, d’une part, que la jeune fille de la maison achetait tout ce qu’elle pouvait se procurer comme livres de sciences occultes, ce qui serait, évidemment de nature à lui tourner la tête. Ces livres lui seraient procurés par un « certains boiteux » de mauvaise renommée qui pourrait bien se déguiser en esprit et casser des meubles à coups de marteau.

 Tandis que le capitaine de gendarmerie rédigeait son rapport, le médium, à la date du 2 décembre 1943, à 14 heures, déclarait aux gendarmes : « Tous les faits qui se sont passés chez mes grands parents, à FRONTENAY ROHAN ROHAN, aussi bien dans le courant du mois de mai que dans le courant de novembre, ont été faits par moi. Je n’ai pas poursuivi mes plaisanteries parce que je ne voyais plus rien à déplacer ».

 Voici le témoignage d’un journaliste présent sur place :

 J’ai vu un couteau planter sous une table, une chaussure quitter son étagère pour le lit, et une brosse chevaucher sur la cheminée.

 Hier matin, en effet, le charivari hallucinant, qui dure trois jours, a repris, dès que Geneviève AUCHER a remis les pieds chez ses grands parents, où le vaisselier et les meubles se brisèrent par une force inexplicable.

 Ce matin, à 8 h, j’étais chez les grands parents AUCHER, en compagnie des gendarmes, qui ont pu voir les mêmes faits que moi.

 Lorsque nous sommes arrivés, le buffet garde-manger venait de se renverser, malgré les fils de fer qui le retenaient au mur, de même qu’un seau et son contenu. Peu après notre arrivée, c’est avec un étonnement indicible que nous avons vu un couteau qui se trouvait sur une étagère à 2 m de là, au-dessus d’un escalier, venir se ficher sous la table, avec une telle rapidité que nous ne vîmes guère passer. Puis, une chaussure, faisant partie d’une paire qui se trouvait sur une étagère, à 2 m de hauteur, quitta sa place et se posa sur le lit.

 La salière se souleva toute seule de son crochet et tomba sur une cuisinière ; comme elle est en faïence, elle se brisa. Le sécateur et les tenailles accrochés au mur sautèrent en l’air, et retombèrent sur le sol sans aucun bruit. Il est à noter que les objets ne rebondissent ni ne glissent sur le sol, malgré la rapidité avec laquelle ils atterrissent.

 Nous allions sortir quand une brosse se mit à brosser toute seule la cheminée.

 Les grands parents AUCHER qui prient leur petite fille de ne plus entrer chez eux – puisque rien ne se produit quand elle n’est pas là – sont très abattus par cette suite de phénomènes hallucinants.

 L’avis de certains n’est pas identique à celui des autres …

 Sans la presse et sans le Capitaine TIZANE, des brigades de Melle, il n’y aurait point eu de maison hantée au chef lieu de canton. La première s’est plu à « gonfler » démesurément un sujet qu’elle savait être particulièrement aimée d’une très grosse majorité de sa clientèle. Le second s’est penché de façon inconsidéré sur le problème au point d’écrire, au lendemain d’une nuit passée aux côtés du médium : «  Un être humain peut, par des moyens invisibles, et à son insu, produire en dépit de tout contrôle et de toutes lois actuellement connues, des déplacements d’objets ».

 Avec une telle publicité autour d’elle, la Maison hantée de FRONTENAY ne pouvait qu’entrer dans la légende.

 La psychose avait atteint la population Frontenaysienne en ces journées de fin novembre 1943 ; Une partie du pays « croyait » aux esprits ; l’autre se moquait des « phénomènes » enregistrés. Les deux clans étaient en lutte, et si les incrédules riaient le matin du rapport de la nuit précédente, les « croyants » devenaient mauvais en présence d’un tel phénomène.

 De plus dans ce petit pays, le gardien de l’ordre n’est pas très occupé. Dans ses longues heures de loisir, il trouve le temps d’étudier toutes sortes de livre sur l’occultisme. Il est donc ainsi sur certains points spécialisés dans les tables qui se déplacent et les chaises qui prennent leur envol. Il voit les choses sous un angle plutôt scientifique que criminel. En outre, il éprouve un plaisir malin quand enfin il trouve une occasion de mettre ses connaissances à profit de l’homme ou plutôt dans le cas qui nous préoccupe, de la grand-mère. Le gendarme devint donc, dans les semaines qui suivirent, un hôte assidu de la vieille dame et de sa petite fille. Ceci semblait sourire aux esprits, aux revenants. Ils opèrent, semble t’il, plus volontiers devant un cercle plus étendu et au besoin devant un nombreux public, pour développer leur activité.

 En tout cas, les meubles deviennent totalement fous. Ils gambadent comme des agneaux et marchent sur la tête. Les clous qui suspendent les tableaux tombent à plaisir des murs, les vers se brisent, les vases culbutent et le poêle qui, de temps immémorial, restait raisonnable et utile, prend aussi ses ébats et, à grand bruit, se renverse en se cassant, au beau milieu de la pièce.

 PARIS appris qu’il y a des revenants à FRONTENAY ROHAN-ROHAN. Mais comme depuis toujours, dans bien des journaux, il est plus intéressant qu’un homme enragé morde un chien qu’un chien enragé morde un homme, on envoya plusieurs reporters de PARIS dans le Poitou pour composer sur les lieux un reportage coulant sur les revenants. On était donc à même de fournir aux lecteurs un récit pimenté. Les reporters ne se faisaient pas beaucoup d’illusions sur les revenants. Ils avaient un ordre et ils l’exécuteraient à leur manière. On interviewe d’abord la grand-mère. Elle était très gênée parce qu’elle supposait que ces messieurs voulaient la faire mettre en prison. Le gendarme (le Capitaine TIZANE), par contre, était plus loquace. Il jeta habilement dans le débat ses spéculations et ses suppositions. Les Bourgeois de FRONTENAY ROHAN-ROHAN ne voyaient pas d’un mauvais œil ces visiteurs étrangers. Cela apportait un peu de vie dans ce village hivernal. On écoutait les bobards de PARIS, tout en servant à ces messieurs de la grande ville des repas plantureux ; La presse de la capitale se revancha et publia de longs articles en plusieurs colonnes. Les spirites présupposaient une sensation.

 FRONTENAY serait certainement devenu un lieu de pèlerinage pour des âmes naïves, et un médecin pour aliénés, tout à fait expert, n’était venu un jour dans le pays et n’avait de cette manière tranquille et pénétrante spéciale aux hommes de science, ses observations, lesquelles n’ont pu être troublées par les bruits de chaises.

 Comme conclusion de ses constatations, il pensait que la chambre des revenants n’était pas un lieu convenable pour la chère petite enfant. Il fit la proposition d’occuper la dite petite fille chez lui, dans sa cuisine, ce que la grand-mère, qui ne se doutait de rien, accepta volontiers. Depuis ce jour, les chaises et les meubles ne sont plus animés. Sur quoi le médecin apprit, par un interrogatoire paternel et scrutateur, que la petite rouée n’avait voulu que jouer des tours à la grand-mère et, à cet effet, renversait les meubles. A cause des racontages et des manières de se comporter des grandes personnes à son égard. Elle prenait plaisir à continuer ce petit jeu.

 Les reporters s’en retournèrent fort marris. Seulement, le gendarme cherchait encore à sauver ce qui n’était plus à sauver. Il y avait quand même quelque chose, disait-il pensif, et il se mit à la recherche de nouvelles apparitions spirites lui permettant l’envoi d’un nouvel article.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site