Le Prieuré de SAINT GAUDENT

Le 25 mars 1913, Monsieur AIRAULT, précédemment fermier à Milan, commune d’ECHIRE, rentra en fermage à Saint Gaudent, remplaçant la famille DILLE-ROUSSEAU, établie sur le territoire de SAINT FLORENT. Dès les premiers jours de son installation, M. AIRAULT commença par faire aplanir les abords de la maison d’habitation et des servitudes. Il mit à jour les fondations d’un mur de l’ancienne chapelle, ainsi que des pierres à nervures provenant des meneaux des fenêtres gothiques ; des ossements humains furent trouvés au milieu des décombres, où les traces d’un incendie étaient encore apparentes.

En 1856, l’abbé BOINOT, alors curé de FRONTENAY, rédigea une note pour signaler l’existence probable d’un prieuré à Saint Gaudent. Le prieuré Saint Gaudent était proche de l’église paroissiale que ses religieux avaient pour mission de desservir ; l’un deux avait le titre de prieur-curé ; les autres assumaient les fonctions de chantres et de maîtres d’école.

 Quelques notes d’histoires relatant de ce prieuré :

 1 – Une donation que fit, en 988 (ou 1015 selon d'autres sources), la comtesse Hildegarde épouse de Guillaume IV, Duc d’ANGOULEME relativement à une chapelle dans le prieuré de FRONTENAY – Dans son aleu situé à la Niortaise, près de l’église de Saint Gaudence, la comtesse Aldéarde donne à son abbaye de Nouaillé, un emplacement pour y faire une habitation.

2 – La possession de Saint Pierre de FRONTENAY et de Saint Gaudence confirmée aux religieuses de Nouaillé en 1118, par le pape GELASE II qui, dans un bref donné à MARSEILLE, parla longuement de ce prieué et de ses dépendances.

3 – Un accord entre Robert, abbé de Nouaillé, et Hugues CHABOZ. Ce dernier, du consentement de tous les siens, abandonna à l’abbaye de Nouaillé tout ce que ses hommes tenaient de lui féodalement dans la dîmerie de Saint Gaudence de Chantigné et dans les terres situées autour de Saint Gaudence, en particulier dans l’hébergement de la Motte en l’année 1164.

4 - Les Comtes du Poitou en furent toujours les bienfaiteurs et Audebert PORRET, abbé de NOUAILLE, fit tous ses efforts pour faire unir au prieuré de FRONTENAY, les maisons moins importantes de Bossay et de Ferrière. Le 15 avril 1262, Guillaume, abbé de NOUAILLE, et frère Philippe, prieur de FRONTENAY, avouèrent devoir au Comte de POITIERS, à la fête de Saint Luc, pour le four, 14 sols et 6 autres pour la dîme. Ainsi les désirs d’Audebert PORRET furent exaucés et les prieurés de Bossay et de Ferrière furent unis à celui de FRONTENAY, sous le priorat de Guillaume de MONT-JEAN.

5 - En 1310, l’office divin était célébré solennellement au Prieuré de FRONTENAY, il cessa vers 1370. D’ailleurs, les guerres avec les anglais avaient jeté une grande perturbation dans toute la région et les monastères avaient eu cruellement à souffrir (1359).

En 1558, Loys PICARD était laboureur et demeurait à la métairie de Saint Gaudent.

En 1611, René ANDOUET du cerceau, architecte, ingénieur du Roi, constata qu’il fallait 750 livres pour faire un pont à « Saint Gaudin », sur le chemin de FRONTENAY à NIORT, qui passait à cette époque près de cette localité (ancien chemin Rochelais).

En 1748, dans un acte de « visite » du Prieuré de Saint Pierre de ROHAN ROHAN, il est dit : « Au lieu appelé la métairie de Saint Gaudent, paroisse de ROHAN ROHAN … au devant le bâtiment appelé le Coulombier, il y a des vestiges d’une ancienne chapelle sans aucune couverture ni charpente et dont le chevet est totalement ruiné par vétusté ainsi que les dits experts l’ont déclaré ».

Enfin le Plan cadastral mentionne aux numéros 94 et 97 de la section E, dite de Saint Gaudan, le champ du cimetière.

Ces données sont suffisantes pour faire revivre le passé de cet antique lieu fortifié encore tout entouré de douves en 1913.

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