Le village du Pont d'EPANNES

Le Pont est le plus gros village de la commune de FRONTENAY, située à quelques kilomètres mais il touche le bourg de la commune d’EPANNES.

 

Au niveau des statistiques, on trouvait au Pont, en 1872, 74 maisons, 74 ménages et 224 habitants. En 1886, le nombre de maisons et de ménages baissa à 66 unités avec une population totale de 214 habitants. En 1906, on distinguait 65 maisons, 67 ménages et une population villageoise de 245 habitants.

D’autre part, il y avait en 1880, 82 électeurs de la commune de FRONTENAY domiciliés au Pont et seulement 62 électeurs en 1928.

La gare d’EPANNES, très fréquentée autrefois, est d’ailleurs située dans ce village. Cette gare était desservie par deux lignes et deux sortes de voies. Le petit train départemental CFD (Chemin de fer départementaux) d’EPANNES – FERRIERES D’AUNIS, longue de 25 kilomètres, déclarée d’utilité publique en 1897, ouverte en novembre 1899 et fermée en décembre 1950, avait une voie métrique (1 mètre) au contraire de la ligne principale d’écartement normal (1,44 mètre).

 

 

Les jours de marché à NIORT, les femmes avec leurs paniers pleins de légumes et de volailles débarquant du petit train pour s’engouffrer dans celui de NIORT. Pendant 50 ans, la gare d’EPANNES connut une activité importante : trois trains chaque jour y circulaient dans les deux sens. Leurs horaires étaient calculés pour assurer les correspondances avec les trains de la ligne LA ROCHELLE – NIORT.

En 1932, il y avait alors sept ou huit employés pour assurer le service. De nombreuses marchandises, mogettes, pissenlits et autres fruits et légumes transitaient par cette station. Les marchandises devaient être transbordées à cause de la différence d’écartement des voies des deux lignes. Certaines marchandises étaient lourdes, comme les planches des scieries du Marais, tuiles, foudres de vin, cailloux pour les chemins …

 

La chapelle Sainte Macrine

C’était à l’origine un chai sur la propriété de la famille MOUILLIER. Le terrain comportait un certain nombre de passages communs avec les voisins, le chemin à côté du chai en faisant partie. Albert MOUILLIER décida de ne plus utiliser  le chai, et catholique pratiquant, en fit don à l’évêché en 1939 afin que le bâtiment soit transformé en chapelle. L’autel est dédié à Sainte Catherine, peut être en référence à une ancienne chapelle dédiée à cette sainte et mentionnée dans l’histoire des BECHILLON, Seigneurs d’EPANNES. Une chapelle Sainte Catherine au Pont, d’ailleurs, a été détruite dans les années 1568-1569 pendant les guerres de Religion. Pendant la deuxième guerre mondiale, deux mariages y furent célébrés. Après la guerre, la chapelle continua à fonctionner de façon sporadique. En considérant les frais engagés pour l’entretien, l’évêché décida de louer les locaux. Le dernier locataire fut un brocanteur. Devant le peu d’entretien et le désordre du dépôt, y compris sur l’autel, Albert MOUILLIER reprit son bien dans les années 1960. En 1992, la commune de FRONTENAY acheta le bâtiment pour 3 000 francs et le fit démolir.

Annexion du Pont à AMURE

En février 1937, le village du Pont voulut se séparer de FRONTENAY pour se donner à AMURE (55 électeurs sur 58). Une pétition fut communiquée à la Mairie de FRONTENAY par le préfet, qui ouvrit une enquête. FRONTENAY aurait ainsi perdu alors 181 habitants et 391 hectares. Si la réunion Le Pont – AMURE s’était fait, il serait stipulé que les habitants du Pont seraient grevés de quelques centimes additionnels supplémentaires. Le 10 mars 1937, l’enquête se termina. 326 signataires protestèrent contre l’annexion, 39 réclamèrent leur rattachement à AMURE. En juin 1938, une nouvelle pétition recueillit une soixantaine de signatures pour le rattachement à AMURE. Le Conseil Général donna son accord. Un arrêté préfectoral du 16 novembre convoqua les électeurs du Pont pour le dimanche 18 décembre afin de nommer une commission syndicale de trois membres missionnés pour donner avis. L’élection du 18 décembre fut prévue à la maison d’école de La Gorre … Le 11 mars 1939, le Conseil Municipal de FRONTENAY autorisa le Maire à porter réclamation auprès du conseil général  en évoquant un dossier incomplet, à demander l’annulation de tout ce qui a été fait au Conseil de Préfecture et porter l’affaire devant le Conseil d’Etat.

 

Fêtes

Dans la rubrique «Les fêtes », on peut retrouver trois photos de la cavalcade de 1927 au Pont d’Epannes organisé par la jeunesse

 

Faits divers

Lors de l’audience du 18 novembre 1909 au Tribunal correctionnel de NIORT, Camille VAGNER, garçon de café, sans domicile fixe, et Firmin BLUTEAU, cultivateur, sans domicile fixe, rencontrés par les gendarmes, au Pont, en état de vagabondage, furent condamnés chacun à 48 heures de prison avec sursis.

Le 3 septembre 1910, Monsieur Auguste CHARTIER, fermier au Pont reçut en pleine poitrine, un coup de pied de cheval. Grâce à l’intervention immédiate d’un médecin-major de l’Infanterie coloniale stationnant au Pont, le blessé put recevoir les soins que nécessitait son état.

Le mercredi des cendres en mars 1912, vers une heure de l’après midi, grand fut l’émoi des habitants du Pont en entendant crier : Au feu. Sur un tas de foin, où se trouvait le jeune Yvon DUBOIS, 6 ans, des flammes s’étaient élevées tout à coup. Par bonheur, on put joindre l’enfant avant qu’il ne fut atteint par les flammes et grâce au concours de tous les habitants ; le commencement d’incendie fut promptement éteint.

 

 

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