Les fêtes et réjouissances

Durant le 19° siècle, il était nécessaire au Maire de la commune où se déroulait une fête, d’effectuer un compte rendu au Préfet des Deux-Sèvres pour en relater le bon déroulement et les faits notoires. Voici quelques exemples pour FRONTENAY :

Fête de sa Majesté du 3 mai 1835 : A 10 heures, les autorités se sont réunies à la mairie et de là elles sont parties accompagnées d’un détachement de la Garde Nationale pour aller entendre la messe qui a été célébrée en cet honneur. Aussitôt après l’office, il y a eu une distribution de pain faite aux indigents. A quatre heures, les danses ont commencé et se sont prolongées fort avant dans la nuit. Tout cela s’est passé avec le plus grand ordre

Fête de sa Majesté du 6 mai 1838 : Célébrée à FRONTENAY le 6 mai 1838 par la commune de concert avec l’autorité ecclésiastique. Dès le matin à 9 heures, un fort d’attachement de la garde nationale s’est rendu à l’hôtel de la mairie, à dix heures les autorités civiles et militaires sont venues prendre le maire et de là se sont rendus à l’église ou une grand messe a été célébrée, le dominé salvum fac reqem ludovicum philippum a été chanté à plusieurs reprises. A deux heures une distribution de pain eut lieu pour tous les indigents, des secours en viande ont été distribués à domicile et à quatre heures du soir des joutes publiques ont commencé et le tout prolongées tard dans la nuit. Le Conseil Municipal  s’était posé la question de savoir s’il serait fait un feu de joie ; mais il a prouvé que les fonds alloués au budget pour les fêtes publiques seraient employés plus utilement en les conservant pour faire une nouvelle distribution de pain lors des fêtes de juillet, nous avons pensé que cela répondrait mieux aux vœux de sa Majesté. Tout s’est passé dans le plus grand ordre ; la joie présidait à cette fête et les cris de Vive le Roi, Vive le Prince ont été répétés à plusieurs reprises.

Anniversaire du 15 août 1852: Cette fête a été débutée dans ma localité de FRONTENAY par le TE DEUM qui a été chanté dans l’église paroissiale et auquel ont assisté les autorités, les fonctionnaires et les légionnaires accompagnés du corps des sapeurs pompiers et de la gendarmerie. Une distribution de pain a été faite ensuite aux pauvres de la commune. Le plus grand ordre n’a pas cessé de régner.

Fête de l’Empereur du 17 août 1863 : II y eut distribution de vivre aux indigents. Un TE DEUM a été chanté à l’issue de la grand messe ; les personnels convoqués pour assister à ces cérémonies religieuses se sont réunis avec monsieur le Maire à la Mairie pour de là se rendre au corps de l’église avec une escorte d’honneur fournie par les pompiers et la brigade de Gendarmerie à l’exception de ceux des membres du conseil, qui d’habitude ne se rendent plus aux convocations et de monsieur le Conseiller d’arrondissement. Je m’abstiens de qualifier la conduite de ceux qui en cette occasion, ont manqué à un devoir aussi impérieux. Après les vêpres, mat de cocagne, puis danses publiques, ont été interrompus par un feu d’artifice qui a été tiré sur la place de l’église, pour reprendre ensuite et continuer jusqu’à deux heures du matin. L’ordre le plus parfait n’a cessé de régner pendant tout le temps de la fête.

 

ci dessus : descriptif de la fête de Jeanne d'ARC du dimanche 5 décembre 1909

 

La fanfare de FRONTENAY

 

Le char de la Reine (Odette LOUIS) vers 1932 - 34

 

spectacle dans l'ancienne salle des fêtes

 

Souvenir de la Fête de bienfaisance du 5 juin 1922 (reconstitution d'une noce villageoise)

 

Un char lors d'une fête au début des années 1920 (Paul CHABOISSEAU et ses deux enfants Roger et Fernand - 2° et 3° à partir de la gauche)

 

"Zouaves autour de NAPOLEON" vers 1908-109 - Un groupe de la Ste Enfance


La Sainte Enfance (extrait du bulletin paroissial « Le Petit Frontenaysien » de Juin 1913)

Le dimanche 18 mai 1913, la fête de la Sainte Enfance fut célébrée d’une façon charmante. Le soleil, jusque là si rare, contribua pour une grande part au succès de la fête, et la traditionnelle procession put se dérouler autour de la place. Les 85 enfants, membres de l’Association, étaient suivis de bien d’autres, qui enviaient assurément le bonheur des premiers.

Chez nos bonnes religieuses, le succès fut complet. Malgré la grande kermesse de Notre Dame, qui avait attiré à NIORT, plusieurs habitués de nos fêtes, la salle fut vite remplie. Vœux de fête à Monsieur le curé, jolies chansonnettes et les « trois canards », opérette en trois actes, ont captivé l’auditoire. Une « apothéose », fort bien réussie, réunissait le Petit Jésus, les anges, et la cour céleste avec, au milieu, deux gentilles chinoises. Tout ce petit monde se tint avec beaucoup de naturel pendant l’illumination colorée des feux de Bengale.

Pour clôturer, tous les membres présents reçurent un délicieux sucre d’orge, après que furent tirés les noms des parrains et marraines que voici : Roger CHABOISSEAU, Gisèle MERCIER, Jean MENARD, Delphine CANTEAU, Jean-Marie VELTIN, Marie-Louise TERRASSON, Pierre CAROIT, Renée IZAMBERT, Pierre BARREAU, Edith NASLIN, Guy JOUSSET et Odette FRAIGNEAU.

Ci-dessous, trois photos représente la cavalcade dde 1927 au Pont d'Epannes, organisée par la jeunesse :

 

 


Le projet de construction de la salle des fêtes fut adopté en 1929 par la municipalité. Mise en service en 1931, elle fut démolie en 1982, pour faire place à la salle polyvalente. Dans cette salle, de nombreuses fêtes de FRONTENAY furent programmées avec notamment les séances de cinéma et les spectacles de la SEP.


Une légende liée au jour de fête du Mariage

Lieu dit de la Fontaine de la Mariée : Peut être que le lieu fut repéré pour l’implantation de la laiterie en 1890, comme bénéfique à cause de la source voisine portant ce nom. La légende disait que les jours de mariage, les mariés s’y rendaient accompagnés du cortège des invités, musique en tête. Et là, la mariée buvait de la source (recueillie dans une feuille de chou, précisent certains). Elle pouvait ainsi prétendre avoir beaucoup de lait pour ses enfants futurs.


Réjouissance de la Baignade

Les jeunes Frontenaysiens, à l'image de la photographie, ci-dessus, se déplaçaient en groupe pour se baigner au Pont du gué de MAGNE ou en face du village de l'Ouchette de cette même commune pour des journées axées sur les rencontres, les rires et la camaraderie :

mes-images-531.jpg

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site