Les FILLES de la CROIX

L’église Saint Pierre de FRONTENAY conserve des reliques de Saint André-Hubert FOURNET, prêtre, fondateur de la Congrégation apostolique des FILLES DE LA CROIX en 1807, en collaboration avec Jeanne-Elisabeth BICHIER DES AGES. Même si, la date de création à FRONTENAY n’est pas déterminée, cette congrégation existait déjà en 1846 dans la commune. En effet, à la date du 17 octobre 1846, décéda Jeanne THIAR dit Sœur ANNE RADEGONDE, Fille de la Croix, originaire de COLOMIERS (Haute Garonne) domiciliée à SAINT MAIXENT mais décédé au couvent des sœur de la CROIX. De même le 7 mars 1868, décéda au couvent de FRONTENAY, Marguerite DESRIAUX, sœur SAINT CONSTANT, Supérieure du couvent de FRONTENAY, âgée de 46 ans, native de NERIS LES BAINS (Allier). L’un des déclarants fut Pierre René DILLE, 54 ans, Curé de FRONTENAY.

Au cours du XIXème siècle et au début du XXème siècle, les sœurs basèrent leur mission sur l’enseignement primaire, l’hospice, l’orphelinat et le soin des malades. FRONTENAY dut profiter de ses bienfaitrices. C’était l’École gratuite... école pour les "petits et pauvres" avant la loi FERRY de 1881 pour un enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïque. En 1903, les FILLES DE LA CROIX de FRONTENAY ont-elles fermées leur école comme 285 autres écoles françaises de la Congrégation à cause des lois anti-congréganistes ?

L’ancienne Maison de repos ou de retraite des FILLES DE LA CROIX ferma à FRONTENAY dans le milieu des années 1990.

  

 

Vie de SAINT André-Hubert FOURNET

Né le 6 décembre 1752 à SAINT PIERRE DE MAILLE, dans la Vienne, dans une famille très chrétienne qui comptait plusieurs prêtres et religieuses, André-Hubert fut baptisé le lendemain de sa naissance, par le curé de la paroisse, son oncle Antoine FOURNET.

Sa mère aurait voulu que l'un de ses fils devienne prêtre à son tour, comme ses oncles, mais le jeune André-Hubert ne le voulait pas. Il avait d'ailleurs écrit sur l'un de ses livres : « Ce livre appartient à André-Hubert FOURNET, bon garçon qui ne veut être ni moine, ni prêtre ». Il entreprit des études de droit, rapidement abandonnées, et mena une vie plutôt mondaine avant d'entrer dans l'armée. Toutefois, sous l'influence de Jean FOURNET, un autre de ses oncles, curé d'HAIMS, il choisit de devenir prêtre à son tour.

André-Hubert fut ordonné prêtre en 1776. Placé d'abord comme vicaire à HAIMS, il succéda en 1782  à son oncle Antoine dans la paroisse de SAINT PIERRE DE MAILLE où il vécut, avec une bienveillance fort classique, sa charge pastorale.

Un jour un mendiant se présenta à la cure afin d'obtenir quelque argent. Le père André lui offrit un pain au lieu de monnaie arguant qu'il n'avait pas d'argent. Le mendiant lui répondit, voyant la table mise : « Comment ? Vous n'avez pas d'argent et votre table en est couverte ! ». La conscience du Père en fut retournée, et dès lors, il axa sa vie sur la prière, le souci des pauvres et des malades.

Mais la Révolution grondait, et le Père FOURNET, refusant de prêter le serment constitutionnel dut partir en exil et en errance en Espagne, de 1791 à 1797, dans la Province de Navarre, avec quelques uns de ses confrères. Dès son retour, il fut traqué et sommé de retourner en Espagne, mais il préféra vivre en proscrit, menant son sacerdoce dans la clandestinité, disant la Messe de nuit pour ne pas être repéré par ses détracteurs. Il dira plus tard : « j'ai dit bien des messes de minuit dans ma vie ! ».

Revenu en France en 1797, c'est au début de 1798, au cours d’une messe clandestine, qu'il rencontra Jeanne-Elisabeth BICHIER DES AGES avec laquelle il fonda, en 1807, la Congrégation des FILLES DE LA CROIX dont il deviendra le  supérieur. En effet, après vaines tentatives pour rattacher la communauté à une congrégation existante, le Père FOURNET accepta, en 1811, d’écrire des Constitutions pour celles qui deviennent LES FILLES DE LA CROIX.

Il restera curé de SAINT PIERRE DE MAILLE de 1801 à 1820. Jusqu'à sa mort, il visita les malades, suscita de nombreuses vocations par son exemple, remplaça des prêtres malades, soutint d’autres engagés dans des ministères difficiles et évangélisa toutes les populations locales avec enthousiasme et dévouement.

En 1832, épuisé et malade, il dut renoncer à sa charge de supérieur de la congrégation et demanda un successeur à son évêque. Deux ans plus tard, le 13 mai 1834, il mourut, âgé de 82 ans, à LA PUYE (Vienne) où il vivait depuis 1820 avec sa sœur Catherine.

Sa cause ayant été introduite le 19 juillet 1877, il fut déclaré Vénérable le 10 juillet 1921 par le Pape BENOIT XV. André-Hubert FOURNET a été béatifié le 16 mai 1926 par le Pape PIE XI, et canonisé le 4 juin 1933 par le même Pape. Sa fête a été fixée au 13 mai.

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