Roger CHATELAIN

Conseiller Général de FRONTENAY ROHAN ROHAN, Député des Deux Sèvres

Roger, Louis, Jean CHATELAIN est un homme politique français, né à NIORT le 14 février 1913 et décédé à NIORT le 7 janvier 1997.

Pharmacien à Niort, fils et petit-fils de pharmaciens, Roger CHATELAIN, embrasse également cette profession en poursuivant l'exploitation de l'officine familiale à Niort. Il   milite dans sa jeunesse à Jeune République, mouvement chrétien s'opposant aux dictatures et partisan de la rénovation des mœurs politiques. Pendant la seconde guerre mondiale, il est membre du réseau de Résistance Libération Nord puis président pour les Deux Sèvres du Mouvement de Libération Nationale (MLN). Nommé en 1944, à la Libération, conseiller municipal de Niort, il est confirmé à l'élection de 1945 et élu la même année conseiller général de FRONTENAY-ROHAN ROHAN. Il est ensuite président départemental de l'UDSR. Il se présente en troisième position sur la "Liste d'union patriotique et socialiste" aux élections législatives du 10 novembre 1946. Cette liste n'a aucun élu et l'année suivante, à la tête d'une liste du Rassemblement des gauches républicaines (RGR) en temps que président, Roger CHATELAIN perd son siège de conseiller municipal de Niort.

Il continue néanmoins de s'intéresser à la vie de sa région et de sa ville et occupe de nombreuses fonctions régionales : vice-président du Marais Poitevin, président du Comité des activités commerciales niortaises, président du Crédit Immobilier et de la Société coopérative des HLM des Deux-Sèvres, président du Comité interprofessionnel du logement pour l'arrondissement de NIORT.

Roger CHATELAIN est réélu conseiller général en 1951 (à nouveau en 1958) et réélu conseiller municipal de Niort en 1953. Comme beaucoup de militants et d'anciens militants de "Jeune République" et de l'UDSR, il soutient activement l'action de Pierre MENDES FRANCE. Dans le même temps, opposé à la Communauté européenne de défense (CED), il constitue en 1954 un comité local contre la ratification du traité et le réarmement allemand. Se rapprochant logiquement du Parti radical, il y adhère en septembre 1955 et est élu secrétaire général de la Fédération des Deux-Sèvres en octobre. La dissolution du 1er décembre 1955, le "complot du 2 décembre" écrira-t-il dans ses engagements électoraux - le décret ayant été publié au Journal officiel daté de ce jour, précipite sa candidature aux élections législatives. Il la place sous le patronage de Pierre MENDES FRANCE qui signera un appel aux électeurs joint à la dernière profession de foi de la liste conduite par Roger CHATELAIN. Condamnant la loi des apparentements et prônant le retour au scrutin d'arrondissement, défendant la laïcité de l'enseignement et proposant une loi programme sur les constructions scolaires, Roger CHATELAIN met l'accent sur l'organisation des productions et des marchés agricoles, élément d'une "Charte de l'agriculture", il se déclare favorable à la convocation d'une conférence nationale sur les conventions collectives, demande que la fiscalité "réétudiée" "évite les tracasseries inutiles" et plaide en faveur d'une loi programme de dix ans pour la réalisation de logements. Enfin il s'inquiète du risque de "prépondérance allemande" et conclut sur la paix en Afrique du Nord.

Il est élu au soir du 2 janvier 1956 député des Deux Sèvres avec 12,5 % des suffrages exprimés, arrivant en cinquième position pour quatre sièges à pourvoir et battant Gabiel CITERNE, ancien député communiste. Inscrit au groupe Républicain-radical et Radical-socialiste, Roger CHATELAIN siège aux commissions de l'agriculture et de la famille, de la population et de la santé publique. En début de législature, avec son groupe, il vote la confiance à Guy MOLLET (31 janvier 1956) et la lui maintient au lendemain de l'expédition de SUEZ (25 octobre) après lui avoir accordé les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars).  Le 7 novembre 1957, il dépose une proposition de résolution tendant à favoriser la réalisation de travaux d'alimentation en eau potable pour les collectivités locales. Le 3 juin 1958, au titre de la Commission de l'agriculture, il rédige un rapport sur une proposition de loi organisant la recherche vétérinaire. Le 11 février 1958, il intervient à la tribune dans ce domaine à propos du projet de loi relatif à la procédure d'agrément des produits à usage vétérinaire. Enfin, le 5 juillet 1957, Roger CHATELAIN prend part à la discussion du projet de loi portant ratification des traités instituant la Communauté économique européenne et l'Euratom. Le 9 juillet il votera contre. Cependant la question algérienne et son évolution produisent des clivages au sein du groupe radical. Ainsi Roger CHATELAIN et certains de ses collègues, dont Pierre MENDES FRANCE, s'opposent à l'investiture de Maurice BOURGES-MAUNOURY (12 juin 1957) et contribuent à la chute de son cabinet sur les institutions de l'Algérie (30 septembre). De même il s'abstient lors de l'investiture de Félix GAILLARD (5 novembre), lui refuse les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 novembre) puis la confiance (15 avril 1958 - chute du cabinet). Roger CHATELAIN soutient le gouvernement de Pierre PFLIMLIN (13 mai), vote l'état d'urgence (16 mai) et le principe de la révision constitutionnelle (27 mai) avant de s'opposer au retour du Général DE GAULLE ; en effet, Il refuse la confiance (1er juin) et les pleins pouvoirs (2 juin) au Général mais ne prend pas part au vote sur la révision constitutionnelle (2 juin).

Il n'est pas réélu aux élections législatives de 1958. Il sera de nouveau élu Conseiller municipal de NIORT en mars 1977 et restera conseiller général de FRONTENAY ROHAN ROHAN (dernière élection en mars 1982).

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