Vestiges de la Forteresse

Noms et descriptions établis en 1940

L’emplacement de l’une de ces tours est encore visible, à la surface du chemin, à l’angle Nord-Est de la place de l’église et Monsieur Victor NOURRISSON, en creusant à l’angle Nord-Est de l’ancien champ de foire aux moutons, a découvert les substructions très profondes d’une autre tour, avec une poterne descendant dans la douve.

En creusant une fosse, dans son atelier, qui se trouvait entre ces deux tours, Monsieur Maxime METAYER est tombé sur un large mur en belles pierres de taille, qui devait appartenir aux anciennes fortifications.

Les points d’émergence de la source de Madame POIRIER de la fontaine d’Ayron donnent une idée de la profondeur des douves, dans lesquelles venait aussi se déverser, par un conduit souterrain, l’eau de la Grande Fontaine. Le trop plein alimentait, au bas de la colline, le vieux marécage dont les eaux, sursaturées de carbonate de chaux, ont déposé le tuffeau quaternaire si nuisible aux arbres fruitiers. En cas d’alerte, l’ouverture des vannes des deux moulins du four aux Garniers (four grenier) et des Aymonets (Imonets) rendaient impraticable l’accès de la place au Nord et à l’Est.

L’emplacement de la forteresse est assez bien délimité, au nord, par le chemin semi-circulaire qui s’est établi sur les décombres abattus dans les premières douves par les soldats de Saint-Louis. La preuve en est que partout où on retrouve les soubassements des vieilles murailles, ils sont en bordure intérieure de ce chemin de ronde. Pour le suivre, il faut prendre, entre la maison de Madame LAROCHE et le jardin de Monsieur CAROIT, le chemin qui passe à la Panification Coopérative et se dirige jusqu’au bas de la place de l’église. Il faut ensuite continuer jusqu’au bas de la place, pour remonter devant la Gendarmerie, en passant au travers du lieu-dit « Le Brûlé », appartenant à Monsieur METAYER, vers la fontaine d’Ayron.

Le côté sud de l’enceinte n’est plus apparent au-delà de la route. Le chemin de VALLANS a été dévié de plusieurs mètres des douves, qui devaient passer sur l’emplacement de la Justice de Paix, pour s’arrondir dans le terrain de Monsieur IMBERT et rejoindre l’asile des vieillards, la maison BONNIN,  les jardins de Monsieur BREUILLAC, de Madame RAISON, la cour de l’Ecole des Filles, les jardins de Monsieur GIANNESINI et de la perception, et finalement pénétrer dans les servitudes de la Pharmacie, pour sortir par le portail commun de Monsieur PLUMEREAU et de Madame FLOGEAC. C’est vraisemblablement dans ces derniers parages que se trouvait l’unique entrée de la citadelle, protégée par son imposant pont-levis.

Les constructions de ce puissant appareil de défense devaient recouvrir une assez vaste étendue, dans la direction du chemin de la Grande Fontaine, où passait alors le grand chemin de NIORT et à LA ROCHELLE, la route nationale n’ayant été établie qu’au XVIII ème siècle. L’enceinte de la forteresse n’avait donc aucune autre issue et on ne pouvait ni entrer, ni sortir du côté de LA ROCHELLE.

Au XVI ème siècle, il y avait encore trace des anciennes fortifications du côté sud et ouest de la place dans la direction de LA ROCHELLE. C’est ainsi qu’on lit dans une minute notariée de Maître TEXIER, du 16 janvier 1577 : «  un jardrin étant devers le fourt à CHAUDRON du cousté devers la tourette et la fontaine d’Ayron, tenant d’une part à la motte du dit fourt et d’autre devers les murailles de la ville »

 L’habitation du seigneur était à l’emplacement actuel de l’asile des vieillards ; il n’en reste plus aucune trace apparente depuis 1861.

 Le château et les fortifications du bourg ont depuis longtemps disparu. En 1861, la dernière vieille tour dite des Gelés, cadastrée n° 1424 dans le plan cadastral Napoléonien, a été démolie par Monsieur MONTEIL, receveur des contributions indirectes, qui avait besoin des pierres pour construire les servitudes de sa propriété.

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